Prix 2005

2005PrixMonaqueTrafalgarGRAND PRIX D’HISTOIRE

Amiral MONAQUE, Trafalgar. 21 octobre 1805, Paris, Tallandier

« Nous n’avions plus à bord que quelques canons qui fussent en état de servir; à peine 150 boulets encore dans le puits, le gouvernail coupé… Enfin, nous étions fermement persuadés que le vaisseau coulerait sous peu d’heures et, néanmoins, le feu continuait avec la plus grande vivacité, aux cris de « Vive l’Empereur!  » Plutôt la mort que la prison ! » La mort fut souvent au rendez-vous pour les équipages français engagés dans ce terrible affrontement naval dont le nom prend une sinistre résonance: Trafalgar. Pour les Anglais c’est une apothéose, pour les Français, une humiliation. Faisant appel à de nombreux documents et témoignages inédits, l’amiral Monaque, en homme de mer et en historien chevronné, nous replonge au cœur de la terrible tragédie maritime survenue le 21 octobre 1805. Il met en lumière la responsabilité de Napoléon et plus généralement la qualité de sa pensée et de son action dans le domaine maritime, il revient sur les conditions de vie à bord des navires, dresse le portrait des principaux acteurs du drame et rend intelligible, à l’aide de nombreux schémas et plans, les techniques de navigation et de combat de la marine à voile. On découvrira enfin que Trafalgar n’a produit, à court terme, que des effets stratégiques mineurs. Bien avant qu’elle ne se déroulât, Napoléon avait en effet renoncé à son grand dessein d’invasion de l’Angleterre et dirigé sa Grande Armée vers l’Europe centrale et le futur « soleil d’Austerlitz » du 2 décembre 1805.

Annexe 1 : Principales caractéristiques des vaisseaux de Trafalgar.
Annexe 2 : L’artillerie principale à bord d’un vaisseau de 74 canons.
Annexe 3 : les équipages des vaisseaux français de Trafalgar.
Annexe 4 : Tactiques et signaux.
Annexe 5 : La légende de l’homme qui tua Nelson.
Annexe 6 : Bilan des pertes humaines.

 

2005PrixYonSecondEmpirePRIX SECOND EMPIRE

Jean-Claude YON, Le Second Empire. Politique, Société, Culture, Paris, Armand Colin

Le Second Empire (1851-1870) a longtemps pâti d’une mauvaise réputation. Pendant des décennies, on n’a retenu du règne de Napoléon III que le coup d’État du 2 décembre 1851, l’affairisme, la « fête impériale » et le désastre de Sedan. Même si cette « légende noire » n’a plus vraiment cours, l’histoire de la France des années 1850 et 1860 reste encore pour partie méconnue.
Le présent ouvrage, qui ne cherche ni à réhabiliter ni à condamner le Second Empire, a pour but de brosser le portrait d’une époque, plus encore que d’un régime, en s’efforçant de respecter sa richesse et sa diversité. Envisageant ces vingt années sous trois angles différents, il analyse l’histoire politique du régime, étudie la société française sous Napoléon III, et dresse un panorama de l’histoire culturelle de la période. La variété des thèmes abordés et la multiplicité des approches permettent ainsi de dépeindre la France de Morny et d’Haussmann, de Schneider et de Boucicaut, de Claude Bernard et de Labiche.
Jean-Claude YON est professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Spécialiste d’histoire culturelle du XIXe siècle, il est notamment l’auteur d’ouvrages sur Eugène Scribe et Jacques Offenbach. Chez Armand Colin, il a publié une Histoire culturelle de la France au XIXe siècle (2010) et dirigé le volume Les Spectacles sous le Second Empire (2010).

 

2005PrixGoetzAusterlitzPRIX DU LIVRE NON FRANCOPHONE

Robert GOETZ, 1805: Austerlitz. Napoleon and the destruction of the Third Coalition, Greenhill Books

Dans cet ouvrage retraçant les événements depuis la paix d’Amiens jusqu’à celle de Presbourg, Robert Goetz offre, même aux lecteurs non spécialistes des questions d’histoire militaire, une analyse claire et mesurée de la bataille d’Austerlitz. En effet, l’auteur utilise de nombreuses sources allemandes et russes et rééquilibre ainsi la vision traditionnellement francocentriste (de son point de vue) de cet événement historique, une vision comportant de nombreux « mythes », ici démontés. Une analyse intéressante, pertinemment argumentée.

 

2005PrixCabassonPRIX DU LIVRE DE FICTION

Armand CABASSON, Chasse au loup, Paris, 10/18, coll. Grands Détectives

En 1809, la Grande Armée piétine en Autriche, à Aspern. Le jeune lieutenant Relmyer, d’origine autrichienne, revient sur les lieux où il a été séquestré quatre ans auparavant avec l’un de ses compagnons d’orphelinat, Franz. Ce dernier avait été retrouvé assassiné, le visage fendu au couteau d’un sourire macabre. Relmyer s’était juré de retrouver le coupable. Lorsque le corps d’un orphelin est retrouvé sur les lieux de la bataille, le capitaine Quentin Margont, accompagné de ses habituels comparses, Lefine, Piquebois et Saber, va aider Relmyer à mener son enquête. Dans la forêt d’Aspern, le loup rôde encore.
On retrouve dans ce deuxième roman tout ce qui nous avait plu lorsque nous avions découvert la première enquête du héros (La proie de l’officier) : un style personnel, bien rythmé et efficace, une intrigue maîtrisée et captivante, des personnages finement campés.
Armand Cabasson est né en 1970. Il est l’auteur de nombreuses nouvelles, dont le recueil, Loin à l’intérieur, paru en 2005 aux éditions de l’Oxymore, et d’une série policière, relatant les aventures de Quentin Margont au temps des guerres napoléoniennes. Le premier tome de cette série, Les Proies de l’officier, a obtenu le Prix spécial de la Gendarmerie nationale 2003. Membre du Souvenir napoléonien et de l’association 813 (les Amis de la littérature policière), Armand Cabasson a mené de nombreuses recherches pour restituer avec panache l’ambiance et les batailles des plus légendaires campagnes de Napoléon. Psychiatre dans l’Oise auprès d’adolescents en difficulté, il vit aujourd’hui dans le nord de la France.