Meilleurs voeux 2017

Meilleurs voeux 2017

Les vœux du président

Certains prédisaient que la fin des bicentenaires napoléoniens conduirait à une baisse d’intérêt pour le Premier Empire. La première année post-bicentenaires apporte un joli démenti à cette idée. C’est presque le contraire que nous avons pu constater : non seulement 2016 n’a pas vu de recul des activités, publications et manifestations napoléoniennes mais elle a confirmé que les commémorations leur ont donné une nouvelle vigueur.
L’équipe de la Fondation avait préparé ces changements et vous avez pu en constater les premiers résultats, notamment avec la mise en ligne de notre nouvelle version de napoleon.org, la refonte de notre lettre hebdomadaire et la création de notre site institutionnel (fondationnapoleon.org). Ces outils ont été pensés pour soutenir une activité désormais tournée vers la moisson des recherches et publications des vingt dernières années. Demain (c’est-à-dire dans les deux ans qui viennent), nous moderniserons aussi notre site d’archives napoleonica.org.
On trouve l’expression de cette volonté de synthèse dans le colloque que nous avons proposé avec la Banque de France et le Souvenir napoléonien au printemps dernier et dont les actes sont parus sous le titre L’économie selon Napoléon. Ce sera encore le cas avec les journées de La Roche-sur-Yon, du 14 au 16 mars prochain, avec pour thème « Napoléon et le droit ».
Et pour achever de démontrer que notre matière est plus vivante que jamais, il n’est qu’à regarder : le palmarès de nos prix 2016 ; la qualité des projets de thèses auxquels nous avons décerné nos bourses d’études ; la fréquentation importante de notre Cercle d’études ; le travail que nous avons entrepris avec la Bibliothèque nationale de France ou les Archives nationales pour mieux exploiter encore leurs collections et leurs fonds ; le succès des expositions auxquelles nous participons, comme celle de Gatineau (Canada), « Napoléon et Paris », qui aura reçu plus de 120 000 visiteurs à sa fermeture.
J’ajoute aussi que dans nos axes « stratégiques », nous comptons poursuivre notre travail en direction des jeunes historiens : Chaire Napoléon avec l’Institut catholique d’études supérieures pour les étudiants et action spécifique pour les élèves de collège et de lycée (elle prendra son essor courant 2017). Notre but est de confirmer ce que Napoléon disait de lui-même à Sainte-Hélène : « Je suis tellement identifié avec nos prodiges, nos monuments et nos institutions, tous nos actes, qu’on ne saurait plus m’en séparer sans faire injure à la France ; sa gloire est de m’avouer ».
Enfin, quand bien même (ce qui n’est pas le cas) le Premier Empire pâtirait de la fin des bicentenaires, nous sentons monter, année après année, l’intérêt pour le règne de Napoléon III. Il s’exprime en ce moment même au musée d’Orsay, avec la magnifique exposition « Spectaculaire Second Empire » qui a déjà accueilli 300 000 visiteurs, mais aussi dans vos librairies, avec quelques publications marquantes qui ont été présentées dans votre lettre tout au long de l’année, et en kiosque avec la continuation du succès du magazine Napoléon III.
On le voit, la fin des bicentenaires (en attendant celui de 2021) et le retour en force du Second Empire nous donneront bien du plaisir dans les années à venir.
À tous, au nom de notre Conseil d’administration et de toute l’équipe de la Fondation Napoléon, je souhaite un très Joyeux Noël et un très beau début d’année 2017.

Victor-André Masséna, prince d’Essling
Président de la Fondation Napoléon

23 décembre 2016