Mécénat édition : Les mémoires de Mollien, ministre du Trésor public de Napoléon Ier, Tome II (1806-1809)

Mécénat édition : Les mémoires de Mollien, ministre du Trésor public de Napoléon Ier, Tome II (1806-1809)
Portrait de Mollien par Hesse (1874), détail © Collection Banque de France

Mémoires de Mollien, édition critique annotée par David Lionel Jauneau sous la direction de Matthieu de Oliveira, Comité pour l’histoire économique et financière de la France Éditions (Ministère des Finances et des comptes publics, Ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique), 4 tomes, 2016-2017

À venir : et tome 4 (Pensées et opinions, et Rapports de la Chambre des pairs).

Tome 1

Tome 3

François-Nicolas Mollien (1758-1850) n’est pas le plus connu des grands serviteurs de l’Empire. Néanmoins, le ministre du Trésor public est de ceux qui ont posé les bases du système financier public tel que nous le connaissons encore aujourd’hui. Chargé de la Caisse d’amortissement dès le 29 novembre 1799, il éclaira Napoléon sur la mécanique des finances publiques, du crédit et des banques. À l’origine de l’introduction, sur le modèle marchand, de la partie double dans la comptabilité publique et de la réorganisation du Trésor et du mouvement général des fonds de telle sorte que coïncident, au lieu de s’opposer, les intérêts des comptables et du Trésor,  Mollien accompagne aussi les évolutions de la Banque de France et la création de la Cour des comptes. Homme de premier plan de l’Empire, à défaut de faire partie du premier cercle de l’Empereur, il est également un témoin de premier ordre de la période.

La présente réédition annotée des Mémoires du comte Mollien, ministre du Trésor de 1806 à 1815, est une contribution précieuse à la compréhension de l’histoire du Premier Empire, notamment dans le domaine financier. Elle présente le double intérêt de rendre public le texte de l’édition de 1837, que Mollien avait réservée à ses proches, et de souligner les modifications qu’il lui apporta, en partie pour des raisons politiques, dans la deuxième édition parue de son vivant en 1845.

Cet ouvrage a bénéficié d’un mécénat de la Fondation Napoléon.

23 août 2016